Buenos dias !

Dans l'épisode précédant, nous étions dans le nord de l'Argentine, où de Salta nous sommes remontés à La Quiaca, la frontière bolivienne, en passant par Jujuy, Tilcara et Humahuaca.
Nous passons de l'autre côté de la frontière, pour nous retrouver à Villazón en Bolivie, à la découverte d'une nouvelle culture et manière de vivre.
De là, nous rejoignons Tupiza en stop, mais déjà le dépaysement se fait sentir. Ce que nous pensions être du stop, n'est en fait qu'un trajet contre rémunération. Déçus et surpris de nous avoir demandé de l'argent, nous réalisons que le stop ne va pas être facile en Bolivie et que ici tout service demande quelque chose en contrepartie. Nous nous rabattrons sur le bus, qui est si peu cher et bien pratique.

A Tupiza, nous nous sommes donnés rendez-vous avec le groupe au complet, nous nous retrouvons donc tous les huit ! Et oui, une amie, Audrey, est arrivée dix jours plus tôt à Salta pour deux mois de voyage jusqu'à Lima.
Deux journées tous ensemble et nous nous séparons, le gros du groupe part pour 5 jours de 4x4 dans le Salar d'Uyuni. N'étant pas très fane des tours touristiques en 4x4, je continue avec Alex et Laure dans la découverte du pays.
Nous tombons sur une fête de village, où dans une ambiance musicale et bien arrosée, nous nous faisons inviter à plusieurs tables pour discuter, manger et boire des coups ! Très accueillants ses boliviens, notre séjour en Bolivie s'annonce bien.

La Bolivie est le pays le plus pauvre d'Amérique Latine, à part quelques grandes agglomérations, le pays est constitué de nombreuses petites villes, voir villages de campagnes. Le dépaysement est grand avec toute cette vie dans les villes : de nombreux petits vendeurs de fruits, légumes, nourriture sur le pouce ou autres se trouvent partout dans les rues, dans des petits bouis-bouis ou à même le sol. Les supermarché sont très rares ici, le pays conserve ses nombreux mercados (marchés) à l'ambiance spectaculaire, pleines de vie et très agréables. Au niveau du coût de la vie, elle est très peu chère pour nous européens.

Prochaine destination, Potosi, perchée à 4200 m d'altitude, la ville la plus haute de la planète doit sa naissance en un lieu si hostile aux conquistadores et à un seul objectif : les mines d'argent. Le Cerro Rico (montagne riche) possédait dans ses flancs les plus riches gisements
d'argent du monde, au grand bénéfice des conquistadores.

Nous nous rendons ensuite à Sucre, qui revendique son statut de capitale officielle  "constitutionnelle", même si les ministères se regroupent dans la grande cité de l'Altiplano : La Paz.

Impossible de ne pas manger ici, les rues et mercados recèlent de fruits en tout genre, de jus de fruits, licuados et boissons à base céréales, de simples beignets au fromage ou à la viande, galettes de maïs ou pommes de terre, aux soupes et plats plus complets de riz, maïs ou pâtes servis avec des légumes de la viandes ou du poisons. La salade de fruits de Sucre reste la meilleurs de Bolivie !

Après s'être bien repus de ses mets délicieux, nous partons pour quatre jours de rando en compagnie de deux français, au pied de l'imposante Cordillera de los Frailes, une chaîne de montagnes striées d'ocre et de verts et dominées par l'étonnant cratère de Maragua. Nous découvrons les villages Jalq'a nichés dans des vallées enclavées, où habite une population rurale coupée du monde, vivant de leurs propres cultures, élevages et tissages ancestrales. Nous nous nourrissons de ces paysages arides et grandioses constitués de nombreuses terrasses perchées dans les hauteurs, où sont cultivés maïs, blés, riz, légumineuses et herbes.

Nous continuons vers l'est, pour atteindre Samaipata, où nous retrouvons le reste de la team. Ici, nous partons avec Carmelo, notre guide, pour six jours de survie dans la forêt du Parque Nacional Amboro. La forêt sub-tropicale et tropicale, abrite une grande diversité de faunes et de flores, notamment plus de 800 espèces d'oiseaux.
Les journées sont longues et fatigantes, nous n'avons pas le temps de flâner. Après la marche, il faut monter le camp, faire du feu et chercher à manger. Et oui, "survie" signifie que nous n'emportons pas de nourriture. Carmelo nous initie à la recherche de fruits et plantes, à la chasse (au lance-pierre et aux pièges) et à la pêche. La saison et la chance ne nous étant pas favorables, nous mangeons peu, mais vivons une expérience très enrichissante sur la faim, le mentale, la coopération et bien sûr la contemplation de la forêt. Je reste un peu déçu sur le peu de faune que j'ai vu, malgré l'ours à lunettes (le Jucumari, Tremarctos ornatus) et le singe Capuchino, les oiseaux se faisaient rares. Cependant la flore était grandiose de par ses forêts magnifiques, constituées notamment de fougères arborescentes et d'orchidées.
Ça suffit pour aujourd'hui, le mail est assez long et le retard a été rattrapé !


Tchao
Félix

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