Départ en stop de bon matin vers 13h le 21 janvier : direction le lac Mascardi, un peu plus au sud. Le campement libre où nous pensions dormir se révèle etre une communauté Mapuche, payante. Ils nous amadouent en nous offrant du poulet, nous restons malgré notre radinerie :p Il se met à pleuvoir et l'itinéraire prévu est selon les Mapuche impossible car les refuges et les sentiers indiqués sur la carte n'existent plus. Nous partons tout de meme le lendemain. Nous sommes trempés mais la foret est belle, bien que le chemin soit souvent coupé par des troncs d'arbres. 

Embuches en territoire Mapuche

Pedro trouvant le rythme du groupe trop lent, il a pris soin de laisser ses batons de rando au campement précédent ; il repart donc en arrière au petit trot. Nous cassons la croute au bord du lac. Pedro finit par arriver tout essouflé mais fier de son aventure : à son arrivée, le camping Mapuche était en effervescence, la boite contenant l'argent du camping ayant disparue. Il a donc eu l'honneur de se faire traiter de "ladrón" par la mama de la famille, qui était convaincue que notre groupe avait volé sa recette et filé en douce au petit matin. Tout finit bien quand un autre groupe d'argentin revint au camping en s'excusant d'avoir emporté par mégarde la caisse contenant l'argent ! 

Nous continuons et passons en effet une nuit humide sous un toit délabré, réussissant le tour de force d'allumer un feu malgré un taux d'humidité s'approchant de 100%. Le jour suivant, la météo plus clémente nous permet d'admirer l'ile en forme de coeur du lac Mascardi :

Ile Corazon du lac Mascardi

 

S'ensuit une journée de repos sur la plage puis une nuit à la belle étoile sur le bord du lac. Sans aucune lumière artificielle venant de la civilisation l'observation des étoiles est un délice. Au matin, la brume s'élevant des eaux nous rappelle une chanson bien connue...

 

Smoke on the water

 

On reprend le chemin, s'enfoncant dans la vallée pour atteindre Pampa Linda, d'où des treks sont possibles pour rejoindre le Chili.

Une fois arrivés à Pampa Linda, nous sommes bien décus. Nous ne pourrons pas faire le plein de nourriture comme nous le souhaitions. Pampa Linda n'est pas une "ville", c'est juste un endroit oú se cotoient 2 restaurants, un camping payant et un "guadaparque" (oú nous glanerons les infos necessaires pour faire notre rando). Donc aprés une dizaine d'aller-retour dans l'un des restaurants, une entrée en douce pour remplir nos gourdes et se débarasser de nos poubelles dans celles des toilettes de l'autre restau, nous prenons le départ.

 

Il y a 2 jours de marche (7h pour atteindre le refuge et 6h du refuge jusqu'à Puerto Frias). Ah ah, nos yeux avertis remarquent sur la "superbe" carte donnée par les gardes parcs, les différents glaciers à aller admirer en chemin. Après avoir caché nos sacs, nous (excepté Marine) prenons la route pour admirer l'un d'eux. Ce petit détour de 2-3 h nous empéchera d'atteindre le refuge dans la journée. Tant pis, nous camperons non loin du campement gratuit, au bord de l'eau comme à notre habitude. Nous en profitons pour tester les réchauds canettes (pour ceux qui se posent la question, ce sont bien des rechauds faits à partir de canettes) pour faire notre repas. 

Le lendemain nous arrivons au refuge. Il est très recent, inauguré le 28 avril 2012 pour être exacte. Après une réunion de groupe nous décidons de rester au refuge et nous installons à l'intérieur toute l'après-midi. 

Le troisième jour, nous partons du refuge. Lors de la descente, Felix s'apercoit qu'il a perdu son sifflet et refait le chemin en sens inverse. Peine perdue, il ne le retrouvera pas. A la fin de la descente (1h à 1h30 de descente), nous tombons sur une multitude de cascades créées par le fonte du glacier (en photo) :

 

Il reste encore une petite trotte à faire, donc nous ne nous y attardons pas (enfin si un peu, le temps de faire des photos). 

 

A la fin de notre super marche, nos yeux detectent des framboisiers sauvages. Ni une ni deux, tout le monde se precipite, et c'est au plus rapide que reviendra le plus de framboises (c'est un peu la loi de la jungle ici ...). Marine et moi-même sommes vite repues, et après avoir mis quelques framboises dans nos popotes ou nos gourdes, nous pressons les garcons pour aller à la douane s'enregistrer et se renseigner sur un endroit oú camper. Et heureusement que nous les pressons !!! Puisque nous discutons avec un guide qui nous propose gentiment de nous amener de Puerto Frias jusqu'à Peulla par bus. C'est ce qu'on appelle notre jour de chance !!!! 

Mais notre enthousiasme retombe vite lorsque nous sommes deposes à la "douane sanitaire" à Peulla. Nous qui avions fait attention de garder de la nourriture, qui avions sermoné Alex pour avoir perdu un demi-saucisson lors de la rando (il a dû le manger en douce), nous perdons un fromage et un saucisson entier, nos oranges, notre oignon, notre carotte ! La chance a tourné. Maigre consolation : le douanier n'a pas vu nos framboises bien planquées, les saucisses de Pedro et Martine ... 

 

 Petite vue sur le port de Peulla : 

Peulla

 Vos correspondantes Marine et Laure, en direct de Puerto Varas