Chamoix Vs Lamas

12 mai 2014

Les aventures racontées par Féfé

Buenas tardes !

Après cette aventure inoubliable dans le selva (jungle), nous montons sur l'Altiplano. Nous passons quelques jours à La Paz, capitale (pas officielle) la plus haute du monde, étagée de 3200 à 4000m d'altitude dans un canyon aride et entourée des hauts sommets, de la Cordillera, culminants à plus de 6000m. Ville plutôt moche, mais très impressionnante, où les quartiers pauvres se retrouvent en haut, assez rare !

Puis à Coroico dans les Yungas, pour deux petites randos dans ces vallées agréablement chaudes et verdoyantes.
Nous atterrissons ensuite chez Milton, à Achacachi, situé à 2h de La Paz, pas loin du Lago Titicaca. Milton a gentiment accepté ma demande de Couchsurfing pour tous nous héberger. Nous nous retrouvons alors à 13 chez lui, notre groupe plus 5 autres Couchsurfers (2 françaises et 3 allemandes). Il nous organise une sortie baignade et bronzette sur une minuscule île située sur le Lago Titicaca.

Après ces trois jours de détente, je décide de me séparer du groupe. Les autres n'ayant plus beaucoup de temps pour visiter le Pérou, je les laisse se presser sans moi. Je préfère rester plus longtemps en Bolivie afin de profiter un peu plus de ce pays.
Ces trois mois de voyage avec mon groupe de poteaux étaient tout simplement super. Ce fût une magnifique expérience de vie commune et de partage ! Malgré tout, leur date de retour m'a fait oublier la sublime sensation d'être libre, maintenant c'est un nouveau voyage qui commence, seul avec mes envies et l'éternité.

Je me pose alors deux semaines chez Milton en la compagnie de Lili, une Couchsurfer allemande. Ayant un camp de base pour laisser des affaires et se reposer, Lili et moi partons à l'ascension des montagnes de la Cordillera Real. Quel plaisir de pouvoir profiter de cette magnifique région de hautes montagnes, parfaite pour les alpinistes.
Nous randonnons 3 jours près de Sorata, 2 jours pour atteindre la Nevado Piramide (5907m), où je bats mon record d'altitude à 5600m (et une nuit en tente à 5000m), et 5 jours de Charazani à Pelechuco, perdus dans les montagnes entre 4000 et 5000m. Paysages sublimes allant des vallées cultivées en terrasse, aux pâturages de hautes montagnes jusqu'aux sommets enneigés culminants à plus de 6000m.
Merci encore à toi, Milton, pour m'avoir hébergé et concocté de bons petits plats boliviens. A charge de revanche en France !

Et maintenant direction le Pérou !
Adios

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02 mai 2014

Les aventures racontées par Féfé

Buenos dias !

Dans l'épisode précédant, nous étions dans le nord de l'Argentine, où de Salta nous sommes remontés à La Quiaca, la frontière bolivienne, en passant par Jujuy, Tilcara et Humahuaca.
Nous passons de l'autre côté de la frontière, pour nous retrouver à Villazón en Bolivie, à la découverte d'une nouvelle culture et manière de vivre.
De là, nous rejoignons Tupiza en stop, mais déjà le dépaysement se fait sentir. Ce que nous pensions être du stop, n'est en fait qu'un trajet contre rémunération. Déçus et surpris de nous avoir demandé de l'argent, nous réalisons que le stop ne va pas être facile en Bolivie et que ici tout service demande quelque chose en contrepartie. Nous nous rabattrons sur le bus, qui est si peu cher et bien pratique.

A Tupiza, nous nous sommes donnés rendez-vous avec le groupe au complet, nous nous retrouvons donc tous les huit ! Et oui, une amie, Audrey, est arrivée dix jours plus tôt à Salta pour deux mois de voyage jusqu'à Lima.
Deux journées tous ensemble et nous nous séparons, le gros du groupe part pour 5 jours de 4x4 dans le Salar d'Uyuni. N'étant pas très fane des tours touristiques en 4x4, je continue avec Alex et Laure dans la découverte du pays.
Nous tombons sur une fête de village, où dans une ambiance musicale et bien arrosée, nous nous faisons inviter à plusieurs tables pour discuter, manger et boire des coups ! Très accueillants ses boliviens, notre séjour en Bolivie s'annonce bien.

La Bolivie est le pays le plus pauvre d'Amérique Latine, à part quelques grandes agglomérations, le pays est constitué de nombreuses petites villes, voir villages de campagnes. Le dépaysement est grand avec toute cette vie dans les villes : de nombreux petits vendeurs de fruits, légumes, nourriture sur le pouce ou autres se trouvent partout dans les rues, dans des petits bouis-bouis ou à même le sol. Les supermarché sont très rares ici, le pays conserve ses nombreux mercados (marchés) à l'ambiance spectaculaire, pleines de vie et très agréables. Au niveau du coût de la vie, elle est très peu chère pour nous européens.

Prochaine destination, Potosi, perchée à 4200 m d'altitude, la ville la plus haute de la planète doit sa naissance en un lieu si hostile aux conquistadores et à un seul objectif : les mines d'argent. Le Cerro Rico (montagne riche) possédait dans ses flancs les plus riches gisements
d'argent du monde, au grand bénéfice des conquistadores.

Nous nous rendons ensuite à Sucre, qui revendique son statut de capitale officielle  "constitutionnelle", même si les ministères se regroupent dans la grande cité de l'Altiplano : La Paz.

Impossible de ne pas manger ici, les rues et mercados recèlent de fruits en tout genre, de jus de fruits, licuados et boissons à base céréales, de simples beignets au fromage ou à la viande, galettes de maïs ou pommes de terre, aux soupes et plats plus complets de riz, maïs ou pâtes servis avec des légumes de la viandes ou du poisons. La salade de fruits de Sucre reste la meilleurs de Bolivie !

Après s'être bien repus de ses mets délicieux, nous partons pour quatre jours de rando en compagnie de deux français, au pied de l'imposante Cordillera de los Frailes, une chaîne de montagnes striées d'ocre et de verts et dominées par l'étonnant cratère de Maragua. Nous découvrons les villages Jalq'a nichés dans des vallées enclavées, où habite une population rurale coupée du monde, vivant de leurs propres cultures, élevages et tissages ancestrales. Nous nous nourrissons de ces paysages arides et grandioses constitués de nombreuses terrasses perchées dans les hauteurs, où sont cultivés maïs, blés, riz, légumineuses et herbes.

Nous continuons vers l'est, pour atteindre Samaipata, où nous retrouvons le reste de la team. Ici, nous partons avec Carmelo, notre guide, pour six jours de survie dans la forêt du Parque Nacional Amboro. La forêt sub-tropicale et tropicale, abrite une grande diversité de faunes et de flores, notamment plus de 800 espèces d'oiseaux.
Les journées sont longues et fatigantes, nous n'avons pas le temps de flâner. Après la marche, il faut monter le camp, faire du feu et chercher à manger. Et oui, "survie" signifie que nous n'emportons pas de nourriture. Carmelo nous initie à la recherche de fruits et plantes, à la chasse (au lance-pierre et aux pièges) et à la pêche. La saison et la chance ne nous étant pas favorables, nous mangeons peu, mais vivons une expérience très enrichissante sur la faim, le mentale, la coopération et bien sûr la contemplation de la forêt. Je reste un peu déçu sur le peu de faune que j'ai vu, malgré l'ours à lunettes (le Jucumari, Tremarctos ornatus) et le singe Capuchino, les oiseaux se faisaient rares. Cependant la flore était grandiose de par ses forêts magnifiques, constituées notamment de fougères arborescentes et d'orchidées.
Ça suffit pour aujourd'hui, le mail est assez long et le retard a été rattrapé !


Tchao
Félix

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13 mars 2014

Les aventures racontées par Féfé

Hola chicos !

Nous quittons Valparaiso et repartons encore plus au nord du Chili, au niveau de La Serena. Le stop est toujours aussi performant. Nous découvrons la Valle de Elqui, vallée semi-aride s'étendant des Andes à La Serena, où de nombreuses plantations (vignes, figuiers, avocatiers, cognassiers, pêchers, amandiers papayers...) sont cultivées le long de son rio (fleuve) Elqui. Elle est très connue pour la production du Pisco chilien (alcool fort à base de raisin).
La région étant réputée pour l'observation des étoiles, nous stoppons à Vicuña pour visiter un observatoire et passons deux heures exceptionnelles devant un télescope électronique afin d'admirer le ciel (étoiles, nébuleuses, Jupiter...), juste splendide !
Nous reconstituons notre groupe initial de 7 à Pisco Elqui, où nous retrouvons Alex et Pedro, qui nous emparquent trois jours dans les montagnes pour aider une famille vénérant Krishna à construire un temple en son honneur. Krishna est une divinité centrale de l'hindouisme. Il est le dieu de la bhakti (dévotion).
Nous partageons de bons moments et des discussions fortes intéressantes avec eux et un groupe de voyageurs (deux canadiens, une québécoise et une argentine).

Après cet épisode intense en spiritualité, nous sortons de la vallée et nous nous retrouvons de nouveau à 5 (Laure, Flo, Vince, Marine et moi) en direction du désert d'Atacama. C'est un désert hyperaride, il est le plus aride et le plus sec au monde.
De Cordoba, nous tentons en stop la traversée du désert et de la Cordillère des Andes par le Paso de San Francisco (4747m d'altitudes) pour retourner en Argentine.
Nous passons trois jours merveilleux dans ce désert entre 3500 et 4500m d'altitudes, à attendre les quelques voitures quotidiennes, mais surtout à admirer les paysages lunaires aux multiples couleurs, constitués de lacs salés grandioses et de magnifiques volcans, dont le Ojos del Salado culminant à 6862m, c'est le plus haut du monde encore en activité. Des paysages à couper le souffle, peut être les plus beaux de ma vie !
La difficulté des conditions climatiques (froid et beaucoup de vent) ainsi que les rares voitures, nous ont permis de nous faire chaleureusement accueillir (nourris et logés) par la sécurité d'une des nombreuses mines présentent dans le nord du pays (cuivre, fer, or, argent) et par les douaniers de la douane chilienne.

Nous voici du côté Argentin, ici les paysages se font beaucoup moins secs. Nous prenons une petite semaine à passer dans des petits villages de campagnes (Fiambalá, Londres, Belén, Santa Maria, Cafayate). La pauvreté se fait de plus en plus ressentir dans le nord du pays.
Les petites routes nous font découvrir différents paysages, allant de décors assez désertiques, dont quelques uns me font un peu penser aux Cappadoce de Turquie, jusqu'à des décors beaucoup plus verts et humides à l'approche de la ville de Salta. La région est très réputée pour ses vignobles et sa production de nombreux vins.
Dans cette partie de l'Argentine, le stop est beaucoup moins facile du fait qu'il y a peu de voiture sur les routes. La population locale ne fait guère de grande distance, ce sont surtout les touristes de Buenos Aires qui nous avancent.
De Salta nous prenons vers le nord, pour nous rendre en Bolivie. A l'approche de la frontière nous remontons en altitude et les paysages se font de plus en plus secs et désertiques.

Je vous laisse pour continuer mes aventures, prochaine épisode en Bolivie.

Adios
Félix


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08 mars 2014

Grand jeu concours : qui a perdu quoi ?

Après ces quelques posts sérieux sur l'avancée de notre voyage, en voici un sur un ton plus léger !

Comme mes compères aiment à le répeter : "Nuestra casa es nuestra mochila" et une maison sous-entend beaucoup d'objets... Malheureusement, contrairement à nos amis et famille restés sédentaires, nous ne perdons pas d'objets dans notre maison, mais perdons plutôt notre maison au fur et à mesure du voyage !

Qui saura retrouver qui a perdu quoi depuis notre départ de France ? (la liste est susceptible d'évoluer encore durant le trajet)

 

1) Laure   2) Babe   3) Pedro   4) Marine   5) Alex   6) Flo   7) Félix 

 

A) Carnet de voyage, tongue dans la boue (perdue puis retrouvée)

B) Deux couteaux à l'aéroport, demi-saucisson, veste, pierre à feu, couteau 

C) Gourde, chargeur solaire (perdu puis retrouvé)

D) Sac avec passeport et argent ! (aussi retrouvé ensuite) (grand gagnant(e) du groupe... pour le moment)

E) Sifflet, paire de chaussettes

F) Short, couteau, polaire

G) Paire de chaussettes, chapeau + lunettes cassées

 

Le gagnant aura droit de choisir la mise en scène d'une photo de groupe (comme par exemple 7 personnes faisant la perche devant le Machu Pichu, ou faisant de la natation synchronisée dans le lac Titicaca), ou à un petit caillou du désert. C'est au choix.

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21 février 2014

Les pechés mignons d'Amerique du Sud

Nous faisons cet article spécial consacré à notre plus grande obsession du voyage : la nourriture. 

Venant tous (sauf Alex) du pays de la gastronomie, amoureux du bon fromage et de la charcuterie, passionés par les gourmandises en tout genre (spéciale dedicace à Vincent), comment arrivons-nous à subsister parmi les indigènes d'Amerique du Sud ? 

Commencons par ce que l'on a decouvert en Argentine. Sans surprise, la viande est bien la spécialité locale. Nous n'avons pas vu de vaches à Buenos Aires mais nous en avons beaucoup mangé. Les argentins sont fanatiques (attention ils ne font pas de sacrifice) de la viande cuite au barbecue qu'ils appellent "parilla" (prononce "paricha"). Cela consiste à faire cuire de grosses pièces de viande pendant des heures, qu'ils accompagnent avec du pain (oú sont les legumes ?). Encore sans surprises, la viande qu'on trouve ici n'est pas comparable a ce qu'on peut trouver en France (très bonne et à bon prix). 

Communs à l'Argentine et au Chili, les empanadas ! Elles se mangent comme encas ou comme repas. Mais qu'est-ce donc ?! Ce sont des sortes de beignets salés, frits ou cuits au four, fourrés géneralement avec de la viande et des oignons (pino) mais on peut en trouver au fromage, aux fruits de mer (mariscos) et autres produits si affinités. Nous aurons d'ailleurs eu la chance de nous initier à la preparation d'empanadas maison aux mariscos. Debordant d'imagination, nous avons testé les empanadas à la ratatouille et à la banane-chocolat ! Nous avons adheré à cette secte pour le combo prix, calories, goût et rapidité de service.

Des empanadas cuites au four au feu de bois. Humm !

Au Chili, nous nous serons fait plus plaisir. Le pastel de choclo (maïs), à ce jour testé par chacun des membres du groupe et pas approuvé par tous, est fait à base de maïs, champignons et autres produits riches. C'est un plat traditionnel et certains chiliens y ajoutent du sucre. Il y a aussi les humidas, dont le goût est proche du pastel de choclo mais dont le plat est entouré d'une feuille de maïs (la feuille ne se mange pas, n'est-ce pas Alex !). 

 

Les personnes rencontrées lors de nos nombreux voyages en stop nous parlent beaucoup de plats faits à partir de poissons. Nous espèrions deguster de bons plats à Valparaiso ou à Pichilemu. A Valparaiso, nous nous sommes regalés avec les empanadas aux mariscos. Par contre, à Pichilemu, nous avons essayé de manger du "pescado" comme on dit ici. Ce fut un réel echec .... C'est peut-être pour ca que le menu était à bas prix d'ailleurs ....

 

Passons aux gourmandises : 

Le plus gros pêché mignon, gouté, approuvé et adopté à l'unanimité est le dulce de leche (manjar au Chili). Il peut être associé à la confiture de lait. Mais attention c'est plus caramelisé et ... meilleur bien sûr !! Nous avons très rapidement fait sa connaissance dès les premiers jours de notre voyage car on en trouve partout ici. C'est l'équivalent du nutella. C'est même devenu une drogue pour certaines personnes du groupe (n'est-ce pas Martine ?). Elles, qui rechignent habituellement à porter de la bouffe, ne peuvent se passer de cette précieuse mixture. Et il y en a même qui se lèvent la nuit pour en manger en cachette pendant que les autres dorment (Vincent ne te sens pas visé !). On le trouve aussi dans des patisseries telles que les cochuflis, les roulés au manjar, les chilenos et j'en passe. Bref vous l'aurez compris, c'est le chocolat du coin. 

 

Un roulé au dulce... Wahou !!!

On est prêt a déguster le roulée ! (Une grosse pensée pour Marine qui n'était pas la pour ca...)

C'était donc un premier article présentant nos premières aventures et expèriences culinaires de ce voyage. N'ayez crainte, il en suivra bien d'autres puisqu'il nous reste encore bien du chemin à parcourir et bien des specialités à tester. 

 

La meilleure équipe de stop (Flo et Laure), en direct de la vallée de Elqui. 

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Les aventures racontées par Féfé

Hola amigos,

De retour pour la suite des news.
Après Puerto Varas, nous avons fait un saut du côté de l'océan Pacifique, à Valdivia, pour une feria de danse costumée et une dégustation d'empanadas.
La pluie nous pousse à remonter dans le nord au chaud et au sec. Nous nous séparons de Pedro qui veux passer plus de temps dans cette région. La remontée de 800km en stop se passe très bien (que du bonheur de stopper au Chili :)), elle nous mène à San José de Maipo, à 30km de Santiago. De là nous rejoignons les Thermas del Plomo, située au milieu des Andes à quelques montagnes de l'Argentine. L'endroit est exceptionnel, nous sommes à 3000m d'altitude et les montagnes formées de volcans nous offrent une vue magnifique sur leur somptueuses couleurs variant du gris, blanc au jaune, violet et rouge. Ce paysage de pierre ayant l'air complètement désertique, se transforme en vallées verdoyantes où paissent vaches, chevaux et chèvres, à chaque passage de rivières descendant des hauts glaciers.
Nous restons ici une petite semaine afin de profiter de la montagne, de se relaxer dans les sources d'eau chaude, de rencontrer les paysans du coin et de déguster leur fromages de chèvres.
Direction Santiago, capitale du Chili, pour 4 jours de découverte de la ville, avec quelques péripéties pour se loger. Mon contact couchsurfing nous lâche à la dernière minute, ce qui nous oblige à dormir en auberge (cela ne nous enchante pas, nous n'avons pas de budget logement !). Deuxième soir, un chilien rencontré dans un bar, qui nous avait proposé de dormir chez lui, nous pose aussi un lapin. Errant dans les rues de Santiago à la recherche d'un toit (ou d'un parc tranquil), nous tombons sur trois jeunes qui nous invitent chez eux pour une soirée bien arrosée et un toit. :) enfin une rencontre chaleureuse ! Pour les deux autres nuits, nous nous faisons nourrir et loger par des contacts rencontrés en stop (John et Jaime).
Le fils de John, Thomas, nous invite à passer le week-end à Pichilemu pour du surf et de la bronzette. Nous acceptons, mais en stoppant jusque là-bas, le hasard des rencontres nous fait passer le week-end non pas avec Thomas mais avec une équipe organisant des festivals. Ils s'occupent actuellement d'installer les barrières et chiottes de la tournée de concert de Ky-Mani Marley, le fils de Bob ! Quelle belle occasion, nous offrons 8 heures de notre temps en échange d'être nourri et logés et bien sûr d'assister au concert !
Nous partons ensuite à Valparaiso, ville portuaire pittoresque constituée de 17 cerros (collines) surplombant sa célèbre baie. Nous passons quelques jours chez deux couchsurfers Chiliens à flâner dans les rues, faire des empanadas maison aux fruits de mer et arranger un peu leur jardin.
 
Rendez-vous dans quelques temps pour un nouvel épisode.
 
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Adios amigos !
Bisous
Félix

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10 février 2014

Les aventures racontées par Féfé

Salut la compagnie !

De retour pour de nouvelles aventures en Amérique du Sud ! Hé oui me voila depuis maintenant 3 semaines sur le nouveau continent :) C'est avec 6 potes que nous nous sommes donné rdv en Argentine, dans l'optique de remonter en sac-à-dos Amérique du Sud jusqu'en Colombie, pour une durée de 6 mois (à 2 mois près !).

Après un vol interminable, j'ai enfin atterri à Buenos Aires, capital de l'Argentine. Vu mon attirance pour le bitume, je ne m'attarde pas sur cette ville de 14,5 millions d'argentins, où se concentre 35% de la population du pays. Le temps de réunir notre groupe de 7 (ce qui n'a pas été facile) et de flâner dans la ville, nous décidons de se séparer en 3 teams pour rejoindre San Carlos de Bariloche dans le nord de la Patagonie au début de la Cordillère des Andes.

C'est avec Flo que j'entame ce trajet de plus de 1500km, qui nous fait traverser l'Argentine d'Est en Ouest. Après plusieurs échecs de stop intensif en plein caniard, nous nous rabantons tristement sur le bus, espèrant que les régions montagneuses nous seront plus favorables.
La traversée nous fait découvrir les immenses pleines des Pampas. Sous le soleil torride, elles sont constituées de grands champs de céréales (maïs, soja, tournesol...) et de grandes prairies à perte de vue. Elles laissent émerger de temps à autres des petites villes modernes sans grand intérêt. Nous pouvons enfin nous représenter la grandeur des distances de ce vaste pays.

Nous stoppons jusqu'à El Bolson, petite ville touristique située à 150km de Bariloche au pieds des Andes, elle concentre un amas de gens en sac-à-dos à la recherche de sports de montagne ou simplement de soirées festives en camping. C'est ici que nous retrouvons la 2ème team (Laure, Vince et Alex) qui ont eu la chance de leur côté avec un camionneur qui les a avancé de 1000km.
Nous apprécions beaucoup notre première rando de 2 jours, qui nous offre une vue splendide sur les hauts sommets enneigés des Andes. Et pour couronner le tout, nous passons une bonne heure en compagnie de 5 condors, à admirer leur imposante envergure et leur vol somptueux.
Après l'arrivée du 3ème groupe (Pedro et Marine), nous partons dans le Parc naturel de Nahuel Huapi pour une rando de presque 10 jours. Nous découvrons les magnifiques forets préservées et les nombreux lacs de cette partie des Andes, avec une vue imprenable sur le volcan El Tronador (3491m). A part deux journées pluvieuses, le beau temps est toujours avec nous.
L'eloignement de la civilisation, les prises de décision du groupe, le rationnement en nourriture et surtout le rapprochement avec la nature, font me sentir en pleine forme et en paix avec moi-même. Je me sens imprégné par toute cette vie présente autour de moi.
Au niveau de Puerto Frias, nous traversons la Cordillère des Andes pour rejoindre le Chili à Peulla dans le Parc naturel Vincente Pérez Rosales, qui nous mène au milieu de nombreux et imposants volcans. Nous terminons cette aventure à Puerto Varas, ville moderne très touristique.

La suite dans quelques semaines, aux alentours de Santiago et plus vers le nord du Chili et de l'Argentine.
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Adios amigos !
Gros bisous
Félix

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30 janvier 2014

De Bariloche à Peulla, une traversée de la Cordillière

Départ en stop de bon matin vers 13h le 21 janvier : direction le lac Mascardi, un peu plus au sud. Le campement libre où nous pensions dormir se révèle etre une communauté Mapuche, payante. Ils nous amadouent en nous offrant du poulet, nous restons malgré notre radinerie :p Il se met à pleuvoir et l'itinéraire prévu est selon les Mapuche impossible car les refuges et les sentiers indiqués sur la carte n'existent plus. Nous partons tout de meme le lendemain. Nous sommes trempés mais la foret est belle, bien que le chemin soit souvent coupé par des troncs d'arbres. 

Embuches en territoire Mapuche

Pedro trouvant le rythme du groupe trop lent, il a pris soin de laisser ses batons de rando au campement précédent ; il repart donc en arrière au petit trot. Nous cassons la croute au bord du lac. Pedro finit par arriver tout essouflé mais fier de son aventure : à son arrivée, le camping Mapuche était en effervescence, la boite contenant l'argent du camping ayant disparue. Il a donc eu l'honneur de se faire traiter de "ladrón" par la mama de la famille, qui était convaincue que notre groupe avait volé sa recette et filé en douce au petit matin. Tout finit bien quand un autre groupe d'argentin revint au camping en s'excusant d'avoir emporté par mégarde la caisse contenant l'argent ! 

Nous continuons et passons en effet une nuit humide sous un toit délabré, réussissant le tour de force d'allumer un feu malgré un taux d'humidité s'approchant de 100%. Le jour suivant, la météo plus clémente nous permet d'admirer l'ile en forme de coeur du lac Mascardi :

Ile Corazon du lac Mascardi

 

S'ensuit une journée de repos sur la plage puis une nuit à la belle étoile sur le bord du lac. Sans aucune lumière artificielle venant de la civilisation l'observation des étoiles est un délice. Au matin, la brume s'élevant des eaux nous rappelle une chanson bien connue...

 

Smoke on the water

 

On reprend le chemin, s'enfoncant dans la vallée pour atteindre Pampa Linda, d'où des treks sont possibles pour rejoindre le Chili.

Une fois arrivés à Pampa Linda, nous sommes bien décus. Nous ne pourrons pas faire le plein de nourriture comme nous le souhaitions. Pampa Linda n'est pas une "ville", c'est juste un endroit oú se cotoient 2 restaurants, un camping payant et un "guadaparque" (oú nous glanerons les infos necessaires pour faire notre rando). Donc aprés une dizaine d'aller-retour dans l'un des restaurants, une entrée en douce pour remplir nos gourdes et se débarasser de nos poubelles dans celles des toilettes de l'autre restau, nous prenons le départ.

 

Il y a 2 jours de marche (7h pour atteindre le refuge et 6h du refuge jusqu'à Puerto Frias). Ah ah, nos yeux avertis remarquent sur la "superbe" carte donnée par les gardes parcs, les différents glaciers à aller admirer en chemin. Après avoir caché nos sacs, nous (excepté Marine) prenons la route pour admirer l'un d'eux. Ce petit détour de 2-3 h nous empéchera d'atteindre le refuge dans la journée. Tant pis, nous camperons non loin du campement gratuit, au bord de l'eau comme à notre habitude. Nous en profitons pour tester les réchauds canettes (pour ceux qui se posent la question, ce sont bien des rechauds faits à partir de canettes) pour faire notre repas. 

Le lendemain nous arrivons au refuge. Il est très recent, inauguré le 28 avril 2012 pour être exacte. Après une réunion de groupe nous décidons de rester au refuge et nous installons à l'intérieur toute l'après-midi. 

Le troisième jour, nous partons du refuge. Lors de la descente, Felix s'apercoit qu'il a perdu son sifflet et refait le chemin en sens inverse. Peine perdue, il ne le retrouvera pas. A la fin de la descente (1h à 1h30 de descente), nous tombons sur une multitude de cascades créées par le fonte du glacier (en photo) :

 

Il reste encore une petite trotte à faire, donc nous ne nous y attardons pas (enfin si un peu, le temps de faire des photos). 

 

A la fin de notre super marche, nos yeux detectent des framboisiers sauvages. Ni une ni deux, tout le monde se precipite, et c'est au plus rapide que reviendra le plus de framboises (c'est un peu la loi de la jungle ici ...). Marine et moi-même sommes vite repues, et après avoir mis quelques framboises dans nos popotes ou nos gourdes, nous pressons les garcons pour aller à la douane s'enregistrer et se renseigner sur un endroit oú camper. Et heureusement que nous les pressons !!! Puisque nous discutons avec un guide qui nous propose gentiment de nous amener de Puerto Frias jusqu'à Peulla par bus. C'est ce qu'on appelle notre jour de chance !!!! 

Mais notre enthousiasme retombe vite lorsque nous sommes deposes à la "douane sanitaire" à Peulla. Nous qui avions fait attention de garder de la nourriture, qui avions sermoné Alex pour avoir perdu un demi-saucisson lors de la rando (il a dû le manger en douce), nous perdons un fromage et un saucisson entier, nos oranges, notre oignon, notre carotte ! La chance a tourné. Maigre consolation : le douanier n'a pas vu nos framboises bien planquées, les saucisses de Pedro et Martine ... 

 

 Petite vue sur le port de Peulla : 

Peulla

 Vos correspondantes Marine et Laure, en direct de Puerto Varas 

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20 janvier 2014

Vincent, Laure et Alex partent sur la route, et autres péripéties, Par L'Étranger (Alex)

Buenos Aires... des gens simpas, des super rencontres, de beaux parcs, des grands immeubles rutilants... mais aussi du monde, des voitures, du bruit. de la pollution. Trop. La nature nous appelle (pas juste pour aller faire ses petites affaires derriere un arbre hein), et on decide de partir de la ville, direction l'ouest et les Andes: San Carlos de Bariloche. · groupes se forment: Fefe et Flo, partis les premiers, puis Vincent, Laure et moi, et enfin Martine et pedro, bon derniers. Groupe de 3 personnes, plus difficile, mais avec une fille, donc un atout indéniable (du moins pour le stop... ^^)
On prend le bus pour Mercedes, a 100 km de la ville, histoire de bien se caler pour chopper un transport sur la Ruta 5. là, le stop marche bien , un pick up puis un camion à la tombée de la nuit. Diego le cammionneur est super simpa, on rigole, on ecoute du hard rock a donf, on boit du maté jusqua minuit. Il nous laisse a l'entrée d'un village, et on dort pres d'un ptit bois pas lopin dla route. Rebelotte le lendemain, on se fait un stop qui marche bien. mais arrivé vers 2h, plus rien. misere de chez misere. On avance un peu a pieds, histoire de pas se decourager, sous le soleil de plomb (35, 40 degrés?). On continue, et apres quelques heures, un camion s'arrete: chance, Adrian va quasi jusau'a Bariloche! on va donc se faire pres de 1000 km avec lui, sur 2 jours. Son camion transporte des pick up, dans lesquels on va dormir la nuit, il nous paye de la bouffe tout le temps  (la viande est vraiment excellente), on ecoute dla zik et on rigole bien. Un ptit soucis dans le désert nous prend 1 heure pour pouvoir repartir, mais dans l'ensemble pas de soucis. Je tiens a preciser que les argentins sont fous au volant, hesitent pas a doubler n'importe ou, et que les cammioneurs peuvent meme se faire un t-shirt manche courte a partir d'un manche longue tout en conduisant! On parvient pres de Bariloche et on dit au revoir a Adrian, pour se faire prendre par quelques voitures dans la direction de : El Bolson ! On est super en avance, donc on va voir par la bas et faire une ptite marche. On monte a l'arriere d'un pick up, qui se fait chopper a un barrage de flic 40km après Bariloche :x Le conducteur se prend une amende, on doit sortir de la benne, et on se sent mal :/ pis après, plus aucune voiture ne s'arrete. Vincent et Laure finissent par abandonner, prennent un bus, et je choppe une voiture puis une autre assez rapidement. des gens trop cools, qui m'0ont donné des conseils, des endroits a aller visiter, a manger, donné leurs numeros au cas ou on ait un problème... les Argentins sont trop simpas.
El Bolson donc, ville pleine de hippies, de jeunes, d'etudiants en vacance. Super cool. on creche a un ptit camping, puis on retrouve fefe et flo qui viennent d'arriver! Quelle chance! Direction el Cerro Piltriquitron, qui culmine a 2260m, point le plus haut autour de El Bolson. Pour arriver la bas, il faut se taper une route de terre pourrie, sous le soleil, puis un chemin hyper escarpé jusau'a un refuge, ou on plante la tente. On rencontre des jeunes simpas, avec qui on mange et chante des chansons autour du feu. puis levés ler matin, en route pour l'ascension! Pas facile, mais ça vaut le coup: au sommet, on voit un Condor... puis 2, 3 et meme 5 en tout au final1 ils planentm, passent super pres... me manque que une carabine et on mangerait comme des rois! Non plus sérieusement, ils nous ont gratifiés d'un ballet a couper le souffle.
La descente se fait en courant, en dérapant sur les cailloux, parce q'on a pas besoin de skis pour faire du ski nous! La nuit se fait dans un champ pres de EL bolson, puis restop jusqwu'au Lac Guiterrez, ou on fait feu et on passe la nuit.
Aujourd`hui, on a retrouvé Pedro et Martine, et on planifie notre prochaine aventure, une bonne marche de plusieurs jours et la route des 7 lacs...
A la prochaine les cocos! Besos
Alex the stranger

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13 janvier 2014

Arrivée à Buenos Aires (et départ !)

Buenos Aires, 13 janvier 2014

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Après des heures à tourner en rond dans l'immensité chaotique de Buenos Aires pour se retrouver, les Chamois sont finalement réunis dans les bas fonds de la ville (petit parc japonais au soleil de l'après midi) (oui, oui, cette photo est outrageusement empruntée à notre ami Pedro, c'est la seule du clan au complet) .
Tous ensembles ou en groupe, ils ont pu d
écouvrir les différents quartiers de Buenos Aires, faire quelques pas de tango, apprécier la carne argentine et se réjouir de quelques autres pièges à touristes. Les détails seront développés en temps voulu par les différents protagonistes (ou pas) car l'air est déjà au changement !
 
En effet, les 1ers à abandonner la chaleur urbaine étouffante ont été Félix et Flo, partis dimanche en stop pour rejoindre San Carlos de Bariloche. Aujourd'hui est partie la 2ème vague d'auto-stoppeurs : Laure, Alex et Babe tenteront de battre de vitesse les premiers, démontrant ainsi la supériorité d'un groupe comprenant un élément féminin. Enfin, la dernière équipe partira demain et arrivera bientôt sans encombres à Bariloche, sûrement à dos de lama (Quelqu'un dans l'oreillette dit que c'est un gros cliché, qu'il n'y a pas de lamas à chaque coin de pampa et que ce n'est pas parce qu'on a mis ce mot dans le nom du blog qu'il faut essayer de le caser partout. Bon.)
 
A bientôt, si la connexion internet le veut !

Citations : les grands espaces et les villes exotiques poussent à la réflexion. Cette rubrique permet de rassembler quelques grandes pensées :
"J'aime le paté" Alex

Posté par Chamoix à 03:27 - Commentaires [2] - Permalien [#]